
L'homme sans visage est si précieux qu'on le trouve dans tous les orchestres, il n'a pas d'yeux mais l'écoute.
S...
Le petit théâtre de NÛSSOUMELOK Ier, roi de Nulle Part
Le véritable voyageur "c'est celui qui, en chaque pays parcouru, par la seule rencontre des autres et l'oubli nécessaire de lui-même, y recommence sa naissance."

L'homme sans visage est si précieux qu'on le trouve dans tous les orchestres, il n'a pas d'yeux mais l'écoute.
S...
Depuis que moi seul sais ce qui m'arrive, il ne m'arrive rien.
Antonio Porchia
Libellés : Daumier honoré, peinture, poésie, Porchia Antonio

Gloire à Dieu pour les choses bariolées,
Pour les cieux de tons jumelés comme les vaches tavelées,
Pour les roses grains de beauté mouchetant la truite qui nage ;
Les ailes des pinsons ; les frais charbons ardents des marrons chus
G. M. Hopkins
Libellés : Hopkins Gerard Manley, peinture, poésie

Libellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb

Libellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb

Libellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
S. SepehriLibellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb

Libellés : Iran, peinture, poésie, Sepehri Sohrâb
Devant l'océan
sous la falaise
sur la paroi de granit
ces mains
ouvertes
Bleues
Et noires
Du bleu de l'eau
Du noir de la nuit
L'homme est venu seul dans la grotte
face à l'océan
Toutes les mains ont la même taille
il était seul
L'homme seul dans la grotte a regardé
dans le bruit
dans le bruit de la mer
l'immensité des choses
Et il a crié
Toi qui est nommée toi qui est douée d'identité je t'aime
Ces mains
du bleu de l'eau
du noir du ciel
Plates
Posées écartelées sur le granit gris
Pour que quelqu'un les ait vues
Je suis celui qui appelle
Je suis celui qui appelait qui criait il y a trente mille ans
Je t'aime
Je crie que je veux t'aimer, je t'aime
J'aimerai quiconque entendra que je crie
Sur la terre vide resteront ces mains sur la paroi de granit face au fracas de l'océan
Insoutenable
Personne n'entendra plus
Ne verra
Trente mille ans
Ces mains-là, noires
La réfraction de la lumière fait frémir la paroi de pierre
Je suis quelqu'un je suis celui qui appelait qui criait dans cette lumière blanche
Le désir
le mot n'est pas encore inventé
Il a regardé l'immensité des choses dans le fracas des vagues, l'immensité de sa force
et puis il a crié
Au-dessus de lui les forêts d'Europe,
sans fin
Il se tient au centre de la pierre
des couloirs
des voies de pierre
de toutes parts
Toi qui est nommée toi qui es douée d'identité je t'aime d'un amour indéfini
Il fallait descendre la falaise
vaincre la peur
Le vent souffle du continent il repousse l'océan
Les vagues luttent contre le vent
Elles avancent
ralenties par sa force
et patiemment parviennent
à la paroi
Tout s'écrase
Je t'aime plus loin que toi
J'aimerai quiconque entendra que je crie que je t'aime
Trente mille ans
J'appelle
J'appelle celui qui me répondra
Je veux t'aimer je t'aime
Depuis trente mille ans je crie devant la mer le spectre blanc
Je suis celui qui criait qu'il t'aimait, toi
Marguerite DURAS
Libellés : Duras Marguerite, peinture, poésie


